Alerte chimique en Jordanie
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Le 13 avril 2004, le roi de Jordanie Abdullah II a annoncé que ses services de sécurité avaient démantelé un réseau terroriste qui s'apprêtait à commettre un attentat d'une ampleur encore inédite. Il s'agissait de lancer des camions-suicides remplis de produits chimiques et de 20 tonnes d'explosifs contre le siège des services secrets jordaniens. D'autres bâtiments étaient visés, comme l'embassade américaine et la primature. L'attentat aurait pu faire au moins 80.000 victimes. Sa tête est mise à prix pour 1 million de dollars pour l'assassinat d'un diplomate américain en octobre 2002. Six membres du réseau ont été arrêtés et quatre autres tués dans une série de raids. L'opération était organisée de l'étranger par le terroriste Ahmad Fadel al-Khalayleh, surnommé Abu Mussab al-Zarqawi, un des chefs d'Al Qaeda, toujours en fuite. Dans une cassette audio, il a récemment revendiqué son rôle dans l'attentat.
Le plan initial consistait à envoyer six véhicules bourrés d'explosifs à Amman-ouest, à six ou sept minutes des bâtiments des services secrets. Chaque voiture aurait été manoeuvrée par deux ou trois hommes. Une voiture Caprice aurait ouvert la voie, détruisant à l'aide de grenades propulsées par roquettes les barrières et les gardes. Ensuite, un grand camion aurait franchi les portes et se serait précipité sur le bâtiment central, où il aurait exploser. Les vingt tonnes d'explosifs auraient causé deux explosions : une explosion traditionnelle et une explosion chimique sur une aire de deux kilomètres carré. L'explosion chimique aurait amené l'émission de gaz chimiques empoisonnés causant des déformations physiques et des blessures directes aux poumons et à la vues. Les pertes humaines auraient été de 80.000 morts et de 160.000 blessés.
A la suite de ses révélations, une marche contre le terrorisme, conduite par la reine Rania al-Abdullah et des officiels jordaniens, fut organisée; elle assembla 40.000 personnes; les portraits de Ben Laden et al-Zarqawi furent brûlés.